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à Paris du 11 au 13 septembre 2019

Université Paris-Dauphine, Sorbonne Université, ESCP Europe

Appel à communication

Congrès international d'histoire des entreprises en France

Paris  2019

 

ENTREPRISES ET HISTOIRE EN FRANCE : QUOI DE NEUF ?  

Il existe en France nombre d’associations et de comités d’histoire  qui œuvrent pour une meilleure connaissance de l’histoire des entreprises. L’ambition du congrès d’histoire des entreprises de Paris 2019 est d’offrir un espace inédit d’analyses, de débats et d’échanges à disposition des différents courants des sciences humaines et sociales étudiant les entreprises afin de tester et de confronter leurs hypothèses, leurs problématiques et leurs résultats. C’est pourquoi nous avons sollicité des partenariats et des soutiens aussi nombreux que variés .

 Avec le soutien de : Association Française du Marketing, AFI, Association française d’histoire économique, Association française d’histoire de l’énergie, Association française d’histoire des entreprises, Association française d’histoire du commerce, Saint-Gobain, Comité pour l’histoire de La Poste, IHMC-ENS, BNP Paribas, Société Générale, Bibliothèque nationale de France, Archives nationales du monde du travail, ESCP Europe, Université Paris Dauphine, École Polytechnique, Université Paris Nanterre, Sorbonne Université, Cercle des entreprises centenaires (ANVIE), Académie François Bourdon, Crédit Agricole, Société d’encouragement pour l’industrie nationale, Comité d’histoire de l’électricité et de l’énergie, CNAM, Musée de l’Air et de l’Espace...  

Paris, 11 - 13 septembre 2019

Université Dauphine, Sorbonne Université , ESCP Europe

Date limite pour les propositions de communications ou sessions : le 5 mars 2019 (nouveau délai). 

 

Questions et débats

Continuités et ruptures

Les clichés perdurent et l’on peut parfois encore lire : les entreprises françaises sont-elles adaptées aux défis économiques, écologiques, technologiques ou sociaux du capitalisme mondial ? Sont-elles modernes ? Il est vrai que la France a été durablement marquée par un Etat puissant, des sociétés publiques imposantes, des modalités spécifiques de régulation du marché de consommation, un monde du travail parfois crispé sur ses acquis, sans oublier un rapport peut-être particulier à l’innovation, au risque, au financement ou aux nouvelles technologies. Cela expliquerait-il que la France, ses entreprises, ses organisations, bref le capitalisme français, semblent souvent ignorés dans les recherches et les publications récentes sur l’histoire des entreprises et du capitalisme mondial ? Autrement dit, faire le bilan de l’histoire des entreprises en France amène logiquement à évaluer l’inscription de la France dans l’histoire du capitalisme. Répondre à ces questions est l’objectif assigné au congrès de Paris.

Il s’agit, dans un esprit d’ouverture intellectuelle et disciplinaire de rassembler le plus largement possible des chercheurs issus de différentes traditions scientifiques dès lors qu’ils inscrivent leurs travaux dans une perspective historique ou qu’ils abordent des questions liées à la dynamique historique des entreprises. Outre les échanges avec des enseignants et chercheurs français ou étrangers, l’objectif de ce congrès est aussi de favoriser les échanges entre le monde académique et les acteurs de la vie économique ou publique qui s’intéressent à l’histoire de la place et du fonctionnement des entreprises, des organisations et de ceux qui y vivent et y travaillent. Enfin, le congrès doit être logiquement l’occasion d’une réflexion sur la façon dont l’histoire des entreprises se fait et s’écrit aujourd’hui en France, sur la France ou… en français. Cela permettra de savoir comment l’historiographie française se situe au sein de la francophonie et par rapport à d’autres approches notamment anglo-saxonnes. Il s’agit d’aborder 3 grands groupes de questions.

Il existe en France nombre d’associations et de comités d’histoire  qui œuvrent d’une façon ou d’une autre pour une meilleure connaissance de l’histoire des entreprises. L’ambition du congrès d’histoire des entreprises de Paris 2019 est d’offrir un espace d’analyses, de débats et d’échanges qui devra permettre aux différents courants des sciences humaines et sociales étudiant les entreprises de tester et confronter leurs hypothèses, leurs problématiques et leurs résultats. C’est pourquoi nous avons sollicité des partenariats et des soutiens aussi nombreux que variés .

1- Les entreprises - françaises ou étrangères- dans l'émergence d’une forme de capitalisme « à la française »

  • Gouvernance, formes de propriétés (familiale, actionnariale), statuts juridiques, modalités de contrôle
  • Poids et démographie des différents types d’entreprises françaises (Groupes, sociétés, PME, TPE).
  • Existence d’un modèle français d’organisation et de management (choix stratégiques, formes d’organisation, styles de management, valeurs spécifiques, formation et recrutement des élites managériales, rôle des ingénieurs, poids des consultants, rôle des associations professionnelles, techniques de management (pratiques comptables, financières ou marketing, gestion du personnel).
  • Poids des institutions publiques nationales (Etat, entreprises publiques, politiques économiques, rôle du droit et des lois sociales, cadre légal et réglementaire, etc.).
  • Les entreprises françaises et la technologie (modalités de production, robotisation, technologie des produits, innovation et recherche).
  • La question entrepreneuriale.
  • Modalités de financement de l’activité économique (banques, marchés des capitaux, modalités de régulation monétaire et financière, etc.)
  • Spécificités du fonctionnement du marché du travail et des relations sociales ?
  • Structure et dynamique des politiques d’investissement, de soutien à la recherche et à l’innovation.
  • Modalités de régulation des marchés et de la concurrence ? (prix, standards, normes, lobbys, cartel, droit des affaires et de la concurrence, etc.)
  • Poids des organisations associatives et coopératives dans la dynamique économique.
  • Emprunts et Influences des modèles extérieurs (Grande-Bretagne, Allemagne, États-Unis, Japon, Chine, Afrique, Amérique Latine, Moyen orient, etc.).

2- Les entreprises françaises face aux défis de la mondialisation et de la modernité ?

  • Nouveaux ou anciens défis (développement durable et pollution, éthique, nouvelles technologies de l’information et de la communication, nouvelles formes de travail et d’organisation, question des minorités et des diversités, Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE), etc.) ?
  • La dynamique historique de certaines activités françaises sur les marchés mondiaux (industrie pharmaceutique, automobile, aéronautique, transport ferroviaire, agro-alimentaire, tourisme et hôtellerie, grande distribution et commerce, industries des loisirs, recherche, armement, informatique, nucléaire, etc.) ?
  • Poids et rôle des entreprises étrangères en France ?
  • Les entreprises dans les relations géopolitiques de la France avec d’autres économies mondiales ou d’autres aires culturelles (Asie, Afrique, Europe, Amérique du Nord, Amérique Latine) ?
  • Les entreprises françaises face aux crises et aux révolutions dans l’histoire (économiques, écologiques ou politiques régionales ou mondiales, conflits militaires, tensions politiques ou géostratégiques, protectionnisme, migrations, trafics commerciaux, mouvements politiques ou religieux, etc.) ?
  • Les entreprises face aux doctrines et aux politiques économiques ou sociales (libéralisme, keynésianisme, marxisme, régulations et dérégulations des marchés, nouveaux rapports salariaux et formes de travail, théories de l’entreprise, etc.).

Le congrès doit enfin permettre de revenir sur un ensemble de questions de nature épistémologique ou méthodologique comme les questions d’accès aux sources, de publication en langue française ou des nouvelles formes de conservation ou de valorisation des fonds par les entreprises.

3- Faire l’histoire des entreprises en France aujourd’hui ?

  • Les acteurs de l’histoire des entreprises en France aujourd’hui (archivistes, entreprise de communication et d’histoire, juristes, journalistes, revues, journaux, entreprises d’écriture de l’histoire, sociétés savantes et associations académiques, Think tanks, etc.) ?
  • Les pratiques de l’histoire des entreprises (conservation de la mémoire, outils de valorisation et de communication, formation des salariés, levier de changement, construction de la stratégie, etc.) ?
  • L’impact des nouvelles technologies (constitution des archives, conservation, accessibilité, communication droits d’usage et de propriété) ?
  • Risques et défis pour l’historien des entreprises (accessibilité, contrôle, droits de propriété, destruction d’archives, nouvelles sources, etc.)
  • Histoire d’entreprise et interdisciplinarité ?
  • La recherche historique sur les entreprises dans les débats et les enjeux de société (visibilité nationale ou internationale, utilité, retombées managériales ou opérationnelles, etc.)?

 

Organisation

L’organisation du congrès regroupe un vaste ensemble d’institutions publiques ou privées. Il se déroulera à l’Université Paris-Dauphine, à Sorbonne Université et à l’ESCP Europe dans le cadre de son bicentenaire. Par ailleurs, un séminaire doctoral sera organisé à l’Université Paris-Dauphine dans le cadre de son cinquantième anniversaire. Il sera ouvert à une douzaine étudiants de doctorat.

Le Comité de pilotage au sein du Comité d’organisation est constitué de : Eric Godelier (président du Comité, École Polytechnique), Dominique Barjot (Sorbonne Université), Laurent Béduneau-Wang (École Polytechnique), Alain Beltran (CNRS), Jean-Philippe Bouilloud (ESCP Europe), Sébastien Damart (Université de Paris-Dauphine), Laurent Ducol (Saint-Gobain), Sabine Effosse (Université Paris Nanterrre), Gilles Garel (CNAM), Pascal Griset (Sorbonne Université), Ivan Kharaba (Académie François Bourdon),  Muriel Le Roux (IHMC-CNRS-ENS-Paris 1), Alain Michel (Université d’Evry), Roger Nougaret (BNP Paribas), Adrien Passant (EMLV).

1- Propositions 

Si nous encourageons principalement les propositions à aborder les thèmes présentés ci-dessus, les communications traitant de tous les autres sujets seront aussi examinées par le comité du programme. Dans ce cadre, sont acceptées des contributions issues de l’histoire mais aussi du management, de la sociologie, du droit, des sciences politiques et, le cas échéant, d’autres disciplines. Le congrès n’entend pas se limiter aux recherches qui porteraient exclusivement sur les XIXe, XXe et XXIe siècles. Sont recevables les propositions individuelles ou collectives qui traitent des entreprises françaises et étrangères qui opèrent en France. Sont également recevables celles qui traitent des entreprises françaises ou étrangères qui opèrent à l’étranger en relation avec la France (par exemple au sein de l’espace francophone ou des anciennes colonies, etc.). Sont recevables à la fois les communications individuelles et les propositions de sessions complètes.

Les propositions de communications individuelles doivent inclure un résumé d'une demi-page (300 mots) en français ou en anglais et un curriculum vitae d'une demi-page (CV, comprenant une adresse email).

Les propositions de sessions – en français ou en anglais - doivent inclure une lettre d'accompagnement indiquant la thématique de la session, le nom du responsable de la session, un résumé d'une page (300 mots) et un CV d’une demie page pour chacun des participants à la session (comprenant une adresse email). Pour être retenue, elles devront proposer un président de session, un commentateur, et au maximum 3 propositions de communication. Chaque session durera 90 minutes maximum (10 minutes de commentaire et 20 minutes maximum pour chaque présentation). Les propositions seront déposées sur le site https://businesshistory.sciencesconf.org.

Par ailleurs, les doctorants (à partir de la 2e année) pourront présenter leur recherche sous forme de Poster à partir du jeudi 12 septembre dans les locaux de l’ESCP. Les propositions de Poster doivent inclure un résumé d'une demie-page (300 mots) en français ou en anglais et un curriculum vitae d'une demi-page (CV, comprenant une adresse email) en précisant qu’il s’agit d’une présentation en poster.

La notification d’acceptation ou de rejet des propositions sera envoyée le 8 avril 2019 par mail. Les articles complets et/ou les présentations devront être mise en ligne sur le site du congrès le 26 juillet au plus tard (maximum 30000 signes et/ou présentation Power Point accompagnés DANS TOUS LES CAS d’un résumé en français ET en anglais).

Pour soumettre une proposition de communication ou de session, il faut déposer en ligne sur le site  https://businesshistory.sciencesconf.org/

Les sessions du congrès auront lieu à l'ESCP du jeudi 12 au vendredi 13 septembre 2019.

2- Journée doctorale

Une journée doctorale sera organisée le mercredi 11 septembre dans les locaux de l’université de Paris-Dauphine. Elle est ouverte à 12 étudiants. Les candidats doivent être inscrits en 2e année de doctorat en Histoire des entreprises en France. Toutefois, les candidatures issues d’autres disciplines seront recevables dès lors qu’elles mobilisent une approche historique.

Le dossier doit comprendre un CV d’une page maximum, une lettre de motivation, un résumé du projet de thèse de 5 pages maximum ainsi qu’une lettre de soutien du directeur de thèse. Le cas échéant, il est possible de demander un soutien financier pour les frais liés aux congrès. La date limite d’envoi des candidatures est fixée au 5 mars 2019.

3- Logements

Des possibilités de logement seront proposées à la Cité internationale de Paris pour les étudiants (30 chambres) et des chercheurs (10 studios). Un ensemble d’hôtels partenaires proposent des possibilités de logement à des prix variés (voir liste sur le site Web). 

4- Prix

L’organisation prévoit l’attribution de 3 prix :

  1. Prix de la meilleure communication au congrès. Ce prix s’adresse à l’ensemble des participants au congrès. Au moment du dépôt de leur proposition de communication, les candidats doivent s’inscrire auprès des organisateurs. La dotation du prix est de 1000 euros.
  2. Prix de thèse. Ce prix s’adresse aux chercheurs et chercheuses ayant soutenu un doctorat traitant d’histoire des entreprises et des organisations en 2016, 2017 et 2018. Il n’est pas réservé aux doctorats en histoire.  Le prix se compose d’une récompense de 1000 euros et d’une aide à la publication (3000 euros). Les candidats et candidates  devront déposer leur demande, via le formulaire de dépôt de communication, sous le titre « Prix de thèse », en joignant un résumé de la thèse d’une page, le rapport du jury et la thèse sous format pdf.
  3. Prix du meilleur ouvrage d’histoire des entreprises en langue française. Il est susceptible d’être attribué à tous les chercheurs francophones ou, si tel n’est pas le cas, ayant publiés un ouvrage en langue française au cours des 3 dernières années. Le jury sélectionnera les ouvrages publiés dans les 3 dernières années (2017, 2018, 2019). Il est doté d’un prix de 1000 euros 

5- Frais d’inscription

Avant le 26 avril 2019 :

  • Étudiants (sur présentation d’une photocopie de la carte d’étudiant) : 20 euros
  • Enseignants, chercheurs, participants : 50 euros

Après le 26 avril 2019 :

  • Étudiants (sur présentation d’une photocopie de la carte d’étudiant) : 30 euros
  • Enseignants, chercheurs, participants : 80 euros

Par ailleurs, Il est possible de soutenir l’organisation du congrès grâce à des contribution plus importantes : Inscription de soutien : 300 euros (minimum)

Sur demande, le comité d’organisation pourra offrir un soutien financier en particulier aux jeunes chercheurs et aux collègues étrangers. La demande devra être envoyée au plus tard 26 avril 2019).

L’inscription se fait en ligne. Le règlement peut être effectué

  • en ligne
  • par chèque à l’ordre de :

ASCSHS (Association de soutien aux congrès des sociétés historiques et scientifiques)
c/o CTHS
110 rue de Grenelle
75357 Paris cedex 07

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